L’effet Sullenberg*
Intéressant à observer : des restructurations qui, in extremis, se transforment en redéploiement des compétences internes et externes, et permettent de maintenir l’embauche au travers de plans de formation. Le Capital Financier semble avoir enfin perdu (un tout petit peu) de sa prééminence au profit du Capital humain.
Ceci, grâce à des DRH innovants, qui ont su convaincre leurs directions d’entreprise qu’il devenait urgent d’accorder la priorité au Capital humain pour préparer l’avenir.
Mais comment s’y prendre dans ce contexte morose et peu porteur ? Tirer son épingle du jeu ?
Quelles ressources, quels actifs permettront à l’entreprise de se différencier de ses concurrents, de reconquérir des parts de marché, de trouver des solutions nouvelles aux défis d’aujourd’hui ? Comment trouver dans l’organisation les « Sullenberg » qui la mèneront vers les chemins de la réussite ?
Nous qui travaillons à valoriser ce capital humain aux côtés des entreprises, nous le savons bien. Aujourd’hui plus que jamais, elles doivent redécouvrir la source de leur vraie valeur : les femmes et les hommes qui la composent. Car La performance de l’entreprise est liée à cette communauté dans son intégralité.
Le défi majeur n’est donc pas uniquement de sortir de la crise actuelle, mais bien de savoir gérer le capital humain et intellectuel. Or ce dernier est lui aussi en pleine révolution - la loi sur les seniors pour Janvier 2010 n’en est qu’une facette - car il s’agit de trouver les bons moyens pour assurer le transfert de ce capital, d’une génération à l’autre, avant qu’il ne se perde très vite.
Les qualités qui ont fait la réussite de Sullenberg : sa formation (permanente), son expérience, son sens de la décision…et du client. Une surprise ? Pas pour nous…
Philippe de Clerville
*Nom du pilote qui a posé un Airbus sur l’Hudson en 2008 |